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CBDC : quand le contrôle social se déguise en monnaie

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TraduCTION

Derrière l’euro numérique, la mort programmée de votre liberté


L’euro numérique ou la fin silencieuse de la monnaie

Mes chers amis,

Chaque jour apporte son lot de « surprises » — hier réjouissantes, aujourd’hui glaçantes.

Nous assistons en ce moment à une véritable offensive rhétorique des banquiers centraux. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, monte au front pour nous « vendre » l’euro numérique. Objectif : arracher notre consentement collectif — car sans lui, leur projet s’effondre. Faire monter le troupeau, docile et entier, dans le train qui le mène à l’abattoir : telle est leur méthode éprouvée.

L’euro numérique — que l’immense majorité des députés européens adoube en silence, dans une ignorance abyssale des peuples qu’ils prétendent représenter — nous est vendu comme « naturel », comme une exigence « souverainiste » de l’UE (oui, vous avez bien lu : n’ayons pas peur des contresens !), bref, comme la panacée du monde moderne. Et bien sûr, jure-t-on la main sur le cœur, il ne remplacera ni les monnaies des banques commerciales (les banquiers traditionnels visés), ni — surtout — les espèces (les particuliers et les indépendants dans le viseur).

La réalité est tout autre, vous vous en doutez.


Les conséquences de l’euro numérique

Cet « euro numérique » sera programmable — un détail soigneusement absent du prospectus commercial de la Banque de France. Et comme deux monnaies concurrentes émises par la BCE ne peuvent coexister, deux conséquences s’imposent :

  1. La fin des banques traditionnelles. Les banques de détail sont condamnées à disparaître au profit des géants de la Tech, qui « géreront » la nouvelle monnaie numérique. Les banquiers s’en inquiètent — à juste titre — pour leur business. Et soyons lucides : les entreprises de la Tech seront tout aussi irresponsables — sinon davantage — face aux effets toxiques de cette « monnaie numérique de banque centrale ».
  1. Le contrôle total des particuliers et des PME/PMI sur la manière dont ils gagneront et dépenseront cette monnaie programmable. Inutile de préciser que le prospectus de la Banque de France passe pudiquement cet aspect sous silence.

Présentée comme une simple « monnaie » concurrente, cette chose deviendra en réalité la seule monnaie en circulation au sein du Consortium européen baptisé UE. Or — et c’est essentiel — cette « monnaie numérique de banque centrale » (CBDC en anglo-américain) n’est pas une monnaie au sens juridique du terme. Il lui manque l’attribut juridique fondamental qui définit toute monnaie : la fongibilité absolue.


Mes amis, ne vous laissez pas intoxiquer par la propagande malhonnête de cette fine équipe qui veut vous manipuler. Ce n’est pas à une monnaie que vous avez affaire, mais à un pur instrument de contrôle social — qui vous fera amèrement regretter les chaînes bancaires d’aujourd’hui.

Toujours plus loin ils iront. N’oubliez jamais ceci : ils ont besoin de votre consentement pour euthanasier votre liberté.


Valérie Bugault est une analyste juridique et politique spécialisée dans les questions de réforme institutionnelle et de souveraineté. À travers le projet Révoludroit, elle explore de nouveaux cadres pour le renouveau politique et juridique.