Mes chers compatriotes,
Vous mesurez désormais combien il est essentiel de reprendre pleinement le contrôle de nos communes. Cette reconquête démocratique de nos territoires ne saurait se limiter à la présentation de listes apolitiques lors des élections municipales — démarche utile et souhaitable — mais doit s’inscrire dans une action civique permanente, structurée et responsable.
La reprise en main de nos communes passe avant tout par la création de Collectifs Citoyens (CC, dans le cadre du projet Révoludroit). Ces collectifs ont une double vocation, indissociable et durable :
1. Accompagner le maire et le conseil municipal dans la conception et la mise en œuvre des politiques locales, en agissant comme une force de proposition constructive au service de l’intérêt général ;
2. Contrôler l’action du maire et du conseil municipal, dans un esprit de vigilance démocratique et de responsabilité civique.
Ces deux missions sont permanentes et totalement indépendantes des échéances électorales. Le Collectif Citoyen constitue ainsi le moyen privilégié par lequel les habitants peuvent se réapproprier l’espace public incarné par la commune.
Chaque citoyen peut — et doit — participer à la vie publique locale : il s’agit là d’un devoir civique fondamental.
À ce titre, je souhaite attirer votre attention sur trois principes majeurs de vigilance, que les Français sont en droit d’exiger de leurs maires et de leurs équipes municipales :
Premièrement, la question cruciale de la résilience alimentaire et de la sécurité publique. Ces enjeux sont exposés avec rigueur par l’association SOS Maire, ainsi que dans les dispositifs DICRIM développés par Alexandre Boisson.
Deuxièmement, la question de l’habitat, tant dans les villages que dans les villes. Il existe aujourd’hui des solutions d’urbanisme de grande qualité, financièrement accessibles, reposant sur des financements privés. Elles permettent aux maires de s’affranchir de la dépendance aux subventions publiques. J’apporterai des précisions aux élus intéressés qui me contacteront via mon site internet valeriebugault.fr.
Troisièmement, la question absolument stratégique de la sanctuarisation des réserves d’or de la Banque de France.
L’or détenu par la Banque de France appartient à la collectivité nationale. Ni le pouvoir exécutif en place, ni — a fortiori — ses administrations, ne disposent du droit d’en user, de l’aliéner ou de l’engager en garantie.
Les gestionnaires du Trésor et les responsables de la Banque de France ont le devoir impérieux de conserver ces réserves intactes et de s’abstenir de toute mise en gage ou utilisation comme collatéral auprès de quelque organisme financier que ce soit.
Cette question est déterminante : la réserve nationale d’or constitue l’ultime garantie de notre capacité de redressement face à l’effondrement qui s’annonce. C’est grâce à l’or de la Banque de France que le général de Gaulle put reconstruire la France à partir de 1945.
En conséquence, j’appelle solennellement tous les Français, dans le cadre des Collectifs Citoyens, à exiger de leurs maires et de l’ensemble de leurs représentants locaux :
• un audit complet et public du statut des réserves d’or de la Banque de France, et
• le vote d’une loi à valeur constitutionnelle interdisant formellement toute atteinte aux réserves d’or de la Nation.
Il en va de notre souveraineté, de notre sécurité collective et de l’avenir même de la France.